samedi 25 novembre 2017

MONDES FLOTTANTS

Cette 14ème Biennale de Lyon se déploie comme un paysage mobile et atmosphérique  en expansion , qui se recompose sans cesse A l'image de la voile blanche , les cerf volants 
Cette biennale est comme traversée par par les soulèvements , les fulgurances poétiques 
Deux parcours proposés  LA SUCRIERE et le M. A. C 
(Entrée des silos des entrepôts   )

(Dès l'entrée un voile de soie ondule dans le vent de Hans Haache)
Quelle est la place de l'homme , dans une société démarquée par la mondialisation et la dissolution des identités ?
En reprenant le titre" Monde Flottant "  de la période Edo au japon
 et le style UKYO- E  (peinture en constant renouvellement )
à l'image de HIROSHIGE   HOKUSAI (1608-1868) 
période trouble qui, par  ce viatique des  estampes continue à inventer 
Voici un état du monde 2017 pour cette biennale
 un état d'âme  sans oublier le réel pour  prendre la tangente par le rêve  
UN POEME DANS L'ESPACE 
Par tous les sens en éveil  , par les mots  les sons  les odeurs , ce qui permet de remettre en circulation les idées et notre rapport au monde  jusqu'à l'absurde 
Machine à bulles  ...de David Medella  (Philippines)  mousse  ou savon  nuage  ou ce qu'on veut pour l'imaginaire de chacun   quand on s'approche la mousse s'échappe ou s'en va en formes harmonieuses 
 Tous les lieux ne sont pas identiques   et le rapport entre l'individu et le collectif, comme pour les tampons et leurs complexités  
Entre le renouvellement et le déclin 
Lara Almarcegui( Espagne) 
met en lumière un tas de Mâchefer  provenant de la destruction du portail de la Grande Halle Girard une chaudronnerie sur l'autre rive face  à la Sucrière (le mâchefer est un résidu solide de la combustion du charbon utilisé fréquemment dans la région lyonnaise en réemploi pour des travaux d'urbanisme )Dans ce contexte une  même ville diffère d'un lieu à l'autre

Sur le mur les tampons individuels ou  en  nuées 















85 m3

Ou encore ce sous -marin enveloppé de sacs alimentaires  , suspendu ,  laissant échapper  du sel sur le sol " L'imposteur plein de vide"de Damian Ortega(Mexique)
Zones transitoires entre les espaces intérieurs et extérieurs
Mais en fait , il y a la possibilité et même le désir de s'approprier chaque objet et faire circuler ses idées personnelles par rapport au monde , à sa  culture et pourquoi pas aussi à son harmonie intérieure
c'est ainsi que mes pas sont allés au gré de mes envies
A SUIVRE