lundi 13 août 2018

OMBRES DU TEMPS

Ombres en estampes  traces d'une réalité , mais quelle vérité ? ce que l'on veut voir 
dans un fragment sur un mur 


 Réalité du temps. 
Là il y avait là un bel arbre ..cela gênait le voisin, il nous a demandé de le couper ,j'ai pleuré   l'homme- voisin est mort depuis
   et le lierre a recouvert ce qu'il restait de mon arbre aux oiseaux
Tout passe  
Cet arbre ici la tempête l'a blesse  l'année dernière , le tronc va éclater ; mais déjà le lierre l'enlace doucement  il revivra autrement 

Et sur le vieux mur  refleuriront les Althéas

En relisant un passage de "la Symphonie du hasard "de Douglas Kennedy 
 ( j'aime beaucoup sa façon d'écrire son Amérique)
"Nous ne sommes pas seulement  la somme de tout ce qui nous est arrivé au cours de notre vie , mais aussi un témoignage vivant de la façon  dont on a interprété ces événements
La symphonie du hasard  mêlée aux accords  infiniment complexes  de nos décisions 
Une partition  qu'on se surprend souvent à réécrire 
pour en effacer les erreurs de jugement et les nombreux gâchis"
 Evident  
direz-vous 
mais à chaque pas cela  renouvelle  le bruit de la pluie ou le soleil à son couchant
Hello  Amis de passage 

lundi 6 août 2018

L'INFINI ...SANS FIN

Nonchalance  du bel Eté 
Remise en question sans fin du pourquoi , du comment  et vacance de l'esprit ,mon blog s'étire il en restera la substantielle moelle pour le souvenir 
"L'infini n'est autre autre 
Que le va - et - vient entre ce qui s'offre et ce qui se cherche 
Va - et - vient sans fin , entre arbre et oiseau  
Entre source et nuage"
François Cheng
 (Et le souffle devient signe 2010)

vendredi 27 juillet 2018

ETE BRULANT

Canicule 
Les arbres tendent vers les nues 
un appel de fraîcheur
Soleil et jour s'étirent 
de l'aube tôt levée
à la nuit tard couchée

La lumière triomphe 

La chaleur rouge - sang hurle
Le soleil montre les crocs
Nulle échappée
Dans les matins aveugles 
les mâts éventrent le ciel
Colette Muyard  ( Etés filants  2008)

Et dans la maison  des champs  il y a des portraits , il y a des vieux  missels  en cuir  
il y a des épis de blé, des pots et des paniers
il y a des bronzes aimés des  grands parents 
qui s' ennuiaient  
Monsieur O'Malley les a  salués
au frais , du marbre de la cheminée





dimanche 22 juillet 2018

EXPOSITION AU CHATEAU

Hauterives  le rendez - vous de l'été
Il suffit d'un clin d'oeil pour que tout se modifie ..nous dit le photographe poète des images 
CHEMA MADOZ
Invité cette année au château 
Par la fragilité d'un nuage , d'un fil , d'un papillon ou d'une fissure sur un mur , l'oeil averti saisit tout autre chose 
A la manière des poèmes japonais dans  leur simplicité apparente qui invitent à une méditation sur l'impermanence de l'existence
La nature , la musique , le temps , l'espace sont des prétextes au jeu et à la légèreté de l'âme
 de 1987 -2017  les images  argentiques parfaites en grands formats se succèdent tout au long des salles du château , comme des poèmes de délicatesse insolites  et surréalistes  en quête de la face cachée des choses et de l'être
Chacun y puise son désir entre rêve et réalités 
Je vous invite amis lecteurs à suivre ce fil d'un nouveau voyage  au hasard des rencontres  et de leurs métamorphoses
Notes relevées au hasard de ma promenade et du petit fascicule de l'exposition
AA
FIN

dimanche 15 juillet 2018

LA VIE ENGENDRE LA VIE...

Comme un flottement , 
 comme  la trace du pinceau n'est jamais la même , le  manque d'encre provoque un blanc ..et c'est dans ce "blanc- volant" dit François Cheng  que le souffle reprend
Autre rythme , autre vie , un flottement s'installe  , afin de reprendre son souffle  d'une autre façon et faire renaître les  sensations
Difficile exercice au bord du coeur au bord du vide 
La rose jaune fidèle s'ouvre sur le ciel 
et roule le tonnerre au loin , la pluie passera  ou sera 
Suivre le temps 
laisser faire 
Demain est un autre jour