dimanche 15 septembre 2019

HARRY GRUYAERT UN AUTRE REGARD

Le regard est somptueux dans le quotidien présenté  et glisse sur les ambiguïtés des apparences
Tout est dit  
L'Hôtel des Arts de Toulon, une fois encore nous enchante 
Partenaire des Rencontres  Photographiques d'Arles ,le travail  de Harry Gruyaert est ici proposé comme un voyage  , des rivages du Nord , des brumes de l'Irlande  aux splendeurs de l'Inde, au charme du Maroc   et des lumières de New-York 
Tout est poésie , il harmonise les couleurs aveuglantes et alors tout devient une évidence qui donne à voir et revoir 
Le cadrage audacieux  et la mise en scène instinctive  de l'artiste fait souvent référence aux peintures flamandes , car dit -il 
"Je suis flamand , j'ai vu ces peintures , bien sûr , mais c'est dans l'ordre de l'inconscient " 
Jouons le jeu de salle en salle 



 




Désolée  c'était trop tentant 
Harry Gruyaert
et les Amis du Musée  en attente de la visite 
en spectateurs attentifs


et cette dernière qui me touche beaucoup après quelques clins d'oeil moqueurs 
Ce n'est qu'un petit aperçu ... d'un choix personnel

vendredi 16 août 2019

TROP FORT HECTOR...

"Il faut laisser faire le temps , c'est le grand vengeur"
Hector Berlioz  (Mémoires)
Le prestigieux festival  de la Côte St André   débute en fanfare le 17 Août pour une année de commémoration nationale et fêter plus que jamais l'homme , la musique les écrits et  les 150 ans de sa mort et dans son village  avec une programmation magnifiquement déraisonnable



"Le roi Hector "
et avec lui plus de divas, de maestros d'orchestres plus exceptionnels encore 
Mais en avant- première un petit tour dans sa maison natale dans la grande rue 
 Musée tant visité et  cette année un hommage particulier avec   le rassemblement   humoristique, émouvant , étonnant , parcours joyeux d'un foisonnement de produits d'un certain culte berliozien (pas toujours du meilleur goût  pourtant), le titre de l'exposition  est déjà un sourire irrespectueux
TROP FORT HECTOR
A sa mort en 1869  Hector Berlioz , si décrié , moqué par ses pairs devient incontournable dès la fin du XIX ème siècle , de générations en générations , l'engouement est intense et son oeuvre résonne à travers le monde sous la baguette des plus grands chefs ( Monteux ,Munch ,Fournet)
Et avec le temps ; l'image même de Berlioz devient objet de de culte et de fascination , la représentation du compositeur pour célébrer son génie est grande  
 Statues , bustes ,objets  son effigie,  timbres, monnaies, affiches ,jeux , cartes etc 
Hector Berlioz est plus présent que jamais 
HALLUCINANT
Final grandiose à la mesure du génie 

mardi 6 août 2019

EXPOSITION AU CHATEAU M I (MATHIEU IQUEL)

Pour arriver au château  ...quelques marches à grimper , en savourant déjà le plaisir de découvrir l'exposition de l'Eté à Hauterives
MATHIEU  IQUEL   M I 
"Corps et Graphies"



Il plane ,il vole ,il passe indifférent ,c'est un autre monde tout au long des salles  du château 
Château est un grand mot  pour cette belle bâtisse du XVIII ème siècle 
Les Seigneurs d'Hauterives au Moyen Age avaient effectivement un château fortifié sur les hauteurs du village , dont il ne reste que les pans de  remparts...par la suite la Seigneurie plusieurs fois vendue c'est au XVII ème siècle que la Dame d'Hauterives ,au lieu de restaurer encore et encore le château  féodal fit construire une belle demeure plus bas sur les rives de la Galaure avec son parc et le fameux cèdre planté par Sully ministre d'HenriIV  Acheté par la ville  , camping et piscine ont réduit considérablement  le site mais les expositions proposées sont toujours de qualité en relation avec le Palais Idéal du Facteur Cheval


Mathieu Iquel  jusqu'à fin Août nous entraîne avec ses grands formats  de paysages   des personnages et des choses ordinaires  tout est dans un mouvement figé comme un arrêt sur image ou un Pompeï dont nous sommes spectateurs, Il y a dans ses peintures en larges plans, un aspect cinématographique  à la Edward Hopper  précise le petit livret de l'exposition
Pas de regard  ,chacun semble aller et venir dans des" Espèces d'Espaces" selon Georges Perec
Des phrases  ponctuent le parcours 
"Le problème n'est pas d'inventer l'espace encore moins de le réinventer, 
mais simplement le lire"
De salles en salles, tel un fil rouge  une sorte de silence mélancolique  se faufile ( c'est une impression personnelle)  le peintre dit s'amuser avec ironie .. ce n'est pas vraiment cela  mais une indifférence  pour celui qui regarde qui se sent presque voyeur  , jamais on n'entre dans son univers , oui parfois il transgresse les codes , les corps apparaissent,disparaissent 
Dans la pénombre  pourtant brille un aquarium et des zébrures de petits poissons  réels qui  font écho à deux grands tableaux de  vues sous- marine
Il dit qu'il aurait pu être  photographe  , non car cela va trop vite il préfère en peignant  avoir la pensée libre et flottante il s'évade  et prend son temps, il traverse les espaces
"Peindre est le prolongement de l'être"
M I  reste un chercheur de la non- perfection 


Notes prises sur le petit livret de l'exposition  mais peu, car ne suis pas d'accord sur tout  et.. une fois  exposée l'oeuvre échappe à son auteur  et c'est très bien 




lundi 29 juillet 2019

CONCERT -LECTURE A ST ANTOINE L'ABBAYE

Les grands travaux de l'Abbaye  ne perturbent pas les fêtes et les festivals de l'été à St Antoine  notre destination favorite

et tels des bateleurs de foire qui s'agitent et nous invitent il est difficile de se frayer un chemin jusqu'à l'église où se tient aussi un concert d'orgues et texte 

Présentation

Dimanche 28 juillet à 17h, l'église abbatiale accueille un concert-lecture avec l'organiste Lucile Dollat, en partenariat avec le Festival Textes en l'air.
Grand Prix du Concours International André Marchal-Gaston Litaize, Lucile Dollat improvise sur l'orgue Scherrer-Aubertin, des tableaux musicaux en contrepoint à la lecture du texte "D'Avila - une histoire" de René Gingras, dit par les comédiens Victor Mazzili, Valérie Charpinet et Claudine Sarzier.
Mise au point 
Les trois comédiens 
Difficile écoute mais les improvisations de la jeune organiste ont résisté à ces textes parfois inaudibles

Retour en insolites rencontres
Autre dialogue



lundi 8 juillet 2019

MANGA OU DESSIN DERISOIRE

Louise aime les mangas ...
et ,cherchant un cadeau je trouve au détour des publications 
HISTOIRE(S) DU MANGA  MODERNE (1952-2010)
69 ANS  69 MANGAKAS
Très réactif le manga s'intègre au réel , témoin des angoisses et des rêves de plusieurs générations ,sorte de BD venue du pays du soleil Levant
Lancé par Osama Tezuka  (1928 -1989 )après la seconde guerre mondiale , c'est l'histoire de la société japonaise  et par là même l'histoire du manga ,avec légèreté ,humour et gravité
 il  redonne le sourire à tout un peuple 
 Osama Tézuka a dessiné plus de 150000 planches ,
 oeuvre dantesque de ce médecin et cinéphile averti Il disait 
" Aimez toutes les créatures Aimez tout ce qui est vivant "
En 1952  il crée le personnage d'Astro le Petit Robot , en mémoire de son fils prématurément disparu .
 Mais faisons un retour dans le temps ..
Dès le 8ème siècle  apparaissaient au Japon des peintures délicates en rouleaux peints pour la méditation  des sages- lettrés et autres images de décoration et déroulés de droite à gauche  d'où la lecture à l'envers  de nos jours des petits livres de mangas
 HOKUSAÏ ( 1760 - 1849) 
   capte le mouvement de petits personnages , d'animaux dans des situations cocasses    et invente le terme de MANGA  qui veut dire  dessin spontané , dérisoire , sans importance  
loin des estampes raffinées ( repenser à la rétrospective du Grand Palais en 2015)
on retrouve  dans ses croquis la verve désopilante des acteurs du théâtre No  et  le comique  l'irrévérence exagérée jusqu'à l'absurde  des histoires  populaires



et depuis les images se transforment au fil des ans et l'évolution des moeurs 
U-Jin  1988
 Keiko Takémiya 1978
Euchiro Odo 1997
Posuka Ddemizu 2019
Bonne lecture Louise 
Choix personnel des images