samedi 17 février 2018

LA TRACE DE L'HOMME

"Si la photographie d'architecture a souvent exclu la présence humaine de l'image pour mieux mettre en valeur les bâtiments , certain photographes ont souhaité au contraire  exprimer la dimension intrinsèquement humaine de la ville "
extrait du fascicule de présentation , 
Par ailleurs j'ai toujours apprécié et même recherché,  selon le lieu, le passage d'un ou plusieurs   personnages   devant un monument  ou une habitation  dans la rue ou les transports  ce n'est pas seulement une trace c'est la vie même 
Photographie - témoin  
Dans le paysage , dans la rue avec l'automobile et la circulation, les manifestations  
La vie même 
"C'est une proximité avec le sujet qui en adoucit l'approche "
Florence et Damien Bachelot ont depuis une vingtaine d'années acquis près de 600 photographies en tirages exclusifs d'époque 
Une partie importante de la collection  s'attache à une réflexion sur la place de l'homme dans la société et dans la ville 
150 images traitent de ce sujet avec bonheur à l'Hôtel des Arts de Toulon
 jusqu'au 22 Avril 2018 
Saul Leiter  New York( photo de l'affiche)
ce choix doit voir un sens mais ce n'est pas vraiment le ressenti de l'exposition
La rue 
Robert Doisneau  le Bistrot  le  Bougnat  et l'homme sur le gazomètre
Mitch Epstein  Californie 
ou Square parc
les premières neiges de  Edouard Boubat 
Diane Arbus
 tant d'autres encore et  la très médiatique image de Gilles Caron




mercredi 14 février 2018

BOTERO (Petie suite)

APPARENCE 
"Sympathie -  Antipathie  qui ne cesse de rapprocher les choses et de les tenir à distance 
Par ce jeu, le monde demeure identique , les ressemblances continuent à être  ce qu'elles sont, et à se ressembler le même reste le même, et verrouillé sur soi "
dit Michel Foucault (les mots et les choses ) 
Cette immense et belle et saine poire qui écrase le spectateur  
Qui voit le ver ?
coucou 
l'enfant à côté de moi a vu le ver 
innocence autre regard  qui m'émerveille chaque fois 
moi  je ne voyais que la poire jaune énorme  

,
comme la mouche   sur les fruits 
L'enfant a vu le petit détail  , la vie et peut -être  même  l'idée du peintre à ce moment là  
Ainsi que la suivante-  ménine  
Grande poupée pour elle dans sa magnificence 
Souvent le parcours d'une exposition est aussi plaisant  avec  le regardeur 

samedi 10 février 2018

A LA DECOUVERTE DE FERNANDO BOTERO

"On ne peut pas terminer sans avoir commencé
 Il faut faire les choses jusqu'au bout
Risquer pour cela 
Il n'y a pas de meilleur exemple que Picasso "
FB 
Un modèle ,un hommage  de BOTERO à l'adresse de Picasso  et le dialogue s'instaure   ou plutôt  les rapprochements intentionnels 
  quand Picasso fait éclater et déconstruit l'image
 Botero l'amplifie jusqu'à la démesure pour lui donner sa valeur 
Que ce soit dans les portraits , autoportraits,  natures mortes nus , musique,  danse, corrida ou cirque chaque thème  est abordé en regard  et clins d'oeil  , bien que jamais les deux artistes ne se soient rencontrés
Je vous invite à la déambulation et l'étonnement des grandes toiles qui envahissent les murs  de l'Hôtel de Caumont  Délaissant le massif cheval souriant au soleil 

La petite danseuse  nous fait signe tout en grâce 

Sa petite soeur  est aussi bien présente en peinture

 Voilà  ce que nous croyons connaître  ...mais 
les si généreux bouquets vous sont offerts  
En formes et couleurs à vous faire tourner la tête  
comme ces copies détournées de portraits de la renaissance ...Les visiteurs s'arrêtent fascinés 

Scènes de la vie  de la rue  , joie en famille
 Musique et danses en toute simplicité 


LES NUS 

  60 peintures d'un parcours délicieusement  cocasse  , accrochage  réalisé  sous les conseils de l'artiste et le vernissage devait être passionnant avec la présence de Botero lui-même 
Il vit à Monaco à un saut de puce il est vrai 

Et pourquoi ne pas terminer ce petit aperçu par 
 un Picasso masqué choisi par Botero comme totem 
ou cet acrobate qui me plait tant 

 


vendredi 2 février 2018

LE FRONDEUR DE LA RENAISSANCE ...MANTEGNA

Se plonger pour quelques instants dans le XV éme siècle et découvrir l'intimité d'un artiste est un grand plaisir , surtout lorsque François Martin est au pupitre  pour nous parler
 d'ANDREA MANTEGNA   (1430-1506)
Visage ingrat ,   caractère insupportable .Il apparait comme un révolutionnaire  prenant ses distances avec les douceurs des peintres de son époque et les sfumatos de Vinci 
Frondeur de la Renaissance par son trait vif ,incisif  ,puissant  se rapprochant plus de la sculpture  que de la peinture , favorisant les tons monochromes  et les  variations de la  pierre sous l'influence de Donatello  ami de l'atelier de ses débuts à Padoue Il se passionne pour l'Antiquité et ses personnages semblent en relief , il se joue de la perspective en  créant des colonnes, arcs voutes  et pilastres sur des fresques dont il ne reste que  quelques images  de la chapelle Ovetari à Padoue ( Musée Jacquemart André).
Illustration  la famille  François de Gonzague  scène d'intimité (La lettre)


Isabelle d'Este par Léonard de Vinci
C'est en 1460  à la cour de  la famille des  Gonzague à Mantoue qu'il réalise des décors raffinés  "La chambre des époux"   Isabelle d'Este  règne en grande maitresses des Arts  dont Léonard de Vinci  nous a laissé un doux portrait
Entrecoupé de musique François Martin nous enchante par d'infimes détails sur l'histoire , les brouilles et la politique de cette  époque tout en choisissant des repères pour nous situer dans le temps Le réalisme de ses architectures et trompes l'oeil  l'emporte souvent sur la spiritualité  Douleurs et angoisse se lisent sur les visages  son" Christ mort" est d'une dérangeante splendeur  les tons uniformément gris de la pierre par endroit rosée du sang versé , le premier raccourci audacieux jamais réalisé  et le visage d'une dignité plus qu'un cadavre humain 



Par un humour vengeur, il insère dans ses fresques  des visages ou des scènes  drôlatiques comme cet oculus tout en haut d'un  dôme dans la chapelle des Gonzague  où des putti lancent des pommes ,jouent du bâton  contre un paon, menacent de faire basculer une corbeille sur les spectateurs  , se couronnent de fleurs en se moquant  ou  se confient des bêtises
  Quant aux 3 portraits  de St  Sébastien transperçaient  de flèches ,l'un dans une langueur déhanchée 1458 Padoue) 
, l'autre 20 ans plus tard, devant une colonne ( au  Louvre) regard implorant  
et le dernier un peu avant sa mort, tel un être de chair une statue sur fond noir à ses pieds une bougie  qui va s'éteindre exaltant   le martyr 
"Rien n'existe que le divin le reste n'est que du vent "
MANTEGNA  le désenchanté comme une tragédie de l'Homme
 qui 50 ans plus tard sera la désespérance de Michel- Ange

Notes prisent uniquement sur les mots de François Martin et  la chronologie de sa présentation , sans les multiples détails bien sûr  Qu'il m'en excuse si j'ai tronqué son discours Cela reste un grand moment


 François Martin  Yves Stalloni

mardi 30 janvier 2018

RECAPITULATIF JANVIER 2018 SENSATIONS- EMOTIONS

Un long mois de Janvier  tout en sensations  météorologiques quand les éléments se déchaînent et créent des émotions sur notre être
MIROIR  MON BEAU MIROIR 
Devant le temps des bilans et les retours sur la vie, par 
LES SONS DU SILENCE 
Alors que gronde  sur la plage et sur la toile des peintres 
TEMPÊTES 
Et calme  sur les oeuvres de Bonnard et son petit air rêveur 
LA TÊTE DANS LES NUAGES 
Suivre avec les temps anciens une conférence et un retour au passé  avec l'Arc de Constantin
FRESQUES DE PIERRES
Lire toujours les mots et les idées de Virginia Woolf  ,par une autre version de son couple 
Léonard et Virginia
MON IMAGE

Presque au jardin sous les mimosas en fleurs éphémères 
C'EST EN JANVIER  
Alors que déjà apparaissent les délicates blancheurs des amandiers, tout  ce bouleversement provoquent 
LA VENUE DES EMOTIONS
En étudiant "Histoires de peintures" de Daniel Arasse
Bilan aussi des 10 ans de billets 
2007 -2017  
520 Semaines 
1040  articles 
Autant en emporte les pages dans le vent de la vie 

FEVRIER   est  presque là pour un nouvel album le XVI ème