dimanche 12 février 2017

QUAND...WILSON CHANTE MONTAND

"Il faut une dose d'inconscience pour incarner l'abbé Pierre  Cousteau  ou Montand Je fonctionne comme un enfant , j'ai  des envies fulgurantes "
Si l'acteur Lambert Wilson ne se sent pas influencé par l'acteur Yves Montand 
" nous sommes proches , car il se sert des mots pour raconter une histoire , "j'aime dire les mots parce que je m'en nourris "
D'ailleurs Wilson ne l'imite pas  et si au début la mise en place est un peu déroutante  , vite les mots,  le ton la façon de chanter, l'arrangement musical de Bruno Fontaine  qui dirige la musique,  batterie, basse contre basse violoncelle, clarinette et saxo 
  entrainent un spectacle totalement Wilson   
"Là où nos histoires se rejoignent  , c'est dans cet engagement politique qui est aussi celui de ma famille ( mon père était l'assistant de Vilar)"
D'origines modestes tous deux voulaient se venger du monde , de la laideur de la guerre , de l'humiliation et de la pauvreté avec la volonté d'incarner la rudesse du prolétaire dont "l'élégance ne doit rien au tailleur"  , selon les mots de Semprun" 
Dans les textes entre les chansons l'acteur emploie justement ces phrases extraites d'une interview et raconte la vie de Montand avec gravité et humour
 ( sa rencontre avec Marilyn Monroe) une  performance d'acteur ,c'est sa qualité première , qualité éternelle il dit être " un passeur , un ménestrel"
c'est une part de risque de tout tenter , ce n'est pas confortable
 il pense qu'il faut savoir se réinventer 
Ses parents avaient une maison à Bandol  , et je me souviens  adolescente   avoir entendu  parler de Georges Wilson ,  ce monsieur un peu bourru ( 1921 2010) 
Photos internet et  AA au flou inimitable mais sur le vif n'osant pas me servir de mon flash
Phrases de plusieurs lectures et interview  de la soirée