Il suffit de passer le porche pour se projeter au temps des cathédrales Il flotte en ce lieu pourtant tant de fois restauré comme un parfum particulier. Déjà en passant devant le jardin des senteurs ( j'avais en son temps raconté ce jardin )la porte laisse voir des merveilles. Les pavés en gros galets où l'on se tord joyeusement les chevilles , les tavernes et boutiques obscures dignes du Pont Neuf , les bateleurs qui insistent ... une autre façon de percevoir le chemin, toujours beaucoup de visiteurs , un peu moins depuis la pandémie Il est à rappeler que St Antoine du désert était vénéré pour guérir du "mal ardent " ( coliques provoquées par l'ergot de seigle) et cette enceinte était un hôpital et des espaces de soins pour les malades Sorte de cour des miracles qui perdure avec les visiteurs , souvent étrangers comme un clin d'oeil à notre temps .
L'arrivée à l'Abbatiale monumentale en travaux de restauration de la façade (XVème siècle) est impressionnante ,emmaillotée mais ouverte pour le concert d'orgues comme chaque année dans le cadre du festival de Musique Sacrée ce jour 1er Août très modestement et de belle écoute des Arias de Bach Anne Boissonnet -Peigné alto
Dominique Ravel violoncelle
Jean -Paul Ravel orgue
( le gigantesque orgue confiné en raison des travaux c'est un orgue électronique qui sera joué pour se concert assez confidentiel ) mais avec plaisir cette heure était bienfaisante
















































