dimanche 18 mars 2018

PARCOURS PLUVIEUX ET CHROMATIQUE

Entre les gouttes , le parc du château de  Mouans- Sartoux nous offre une fois encore  une facette de l'Art Concret avec Carlos Cruz -Diez 
De l'Art moderne  à l'Art contemporain le sujet est vaste  et diversifié mais 
"Il n'y a pas de nouveauté à part le souvenir" 
disait un écrivain , il se crée alors  des filiations,  des nouvelles pistes de création au début du xxème siècle 
 Le mouvement ,les vibrations de la couleur en grande liberté,  une perception surgit , alors chez le spectateur qui découvre en lui la capacité de créer  la couleur et les formes   par son regard  Cette aventure devient sociale et politique comme le reflet du monde moderne qui évolue 
L' IDEE  PREVAUT SUR LE FAIRE 
et devient oeuvre d'art
C'est une autre forme de présentation
Carlos Cruz -Diez Français d'origine vénézuélienne (1923) à lui même choisi les oeuvres  de la fondation Honegger pour dialoguer avec les siennes 
"Même si je me suis efforcé de rester objectif, les oeuvres de la collection que j'ai choisies côtoient les miennes  dans un parcours plastique et affectif Les couleurs les lignes et les formes  tissent les liens , dialoguent et  révèlent que l'Art Concret n'est pas tombé dans l'académisme
Il est une source inépuisable  de discours  et le terreau d'infinies possibilités créatrice "
Carlos Cruz - Diez Avril 2017 
Ses oeuvres présentent la couleur comme une réalité autonome, qui évolue dans l'espace et le temps , sans aide de la forme ni du support en un présent continu 
(Notes relevées sur le petit dépliant de l'exposition )

En tournant lentement autour du tableau il s'anime de nuances imprévues pour chacun 
Ici le rouge des lamelles  à côté de cartons pliés par Bernar Venet 
et d'autres artistes en grandes conversations, ou les miroirs de métal d'Adolf Luther (1977) et le bois teinté de Gerry Thomas Rietveld (1964)
Et bien d'autres encore sur 2 étages  tel ce tableau relief de Gottfried Honegger (2003)
et l'on retrouve François Morellet avec ses "10 lignes au Hasard" qui fascinent  et nous questionnent

Le regardeur est ainsi partie prenante , comme le mobile de Tinguely  qui tourne et retourne inlassablement comme la vie  changeante et la pluie qui nous transperce 
VERS UNE AUTRE REPRESENTATION DE CET ART CONCRET 
différent mais tout aussi présent entre le réel et ce que l'on voit , afin de 
"Tricoter des hypothèses"
j'aime beaucoup cette interprétation 



vers Nice et le MOMAC et LIZ MAGOR

A suivre ....