vendredi 27 juillet 2018

ETE BRULANT

Canicule 
Les arbres tendent vers les nues 
un appel de fraîcheur
Soleil et jour s'étirent 
de l'aube tôt levée
à la nuit tard couchée

La lumière triomphe 

La chaleur rouge - sang hurle
Le soleil montre les crocs
Nulle échappée
Dans les matins aveugles 
les mâts éventrent le ciel
Colette Muyard  ( Etés filants  2008)

Et dans la maison  des champs  il y a des portraits , il y a des vieux  missels  en cuir  
il y a des épis de blé, des pots et des paniers
il y a des bronzes aimés des  grands parents 
qui s' ennuiaient  
Monsieur O'Malley les a  salués
au frais , du marbre de la cheminée





dimanche 22 juillet 2018

EXPOSITION AU CHATEAU

Hauterives  le rendez - vous de l'été
Il suffit d'un clin d'oeil pour que tout se modifie ..nous dit le photographe poète des images 
CHEMA MADOZ
Invité cette année au château 
Par la fragilité d'un nuage , d'un fil , d'un papillon ou d'une fissure sur un mur , l'oeil averti saisit tout autre chose 
A la manière des poèmes japonais dans  leur simplicité apparente qui invitent à une méditation sur l'impermanence de l'existence
La nature , la musique , le temps , l'espace sont des prétextes au jeu et à la légèreté de l'âme
 de 1987 -2017  les images  argentiques parfaites en grands formats se succèdent tout au long des salles du château , comme des poèmes de délicatesse insolites  et surréalistes  en quête de la face cachée des choses et de l'être
Chacun y puise son désir entre rêve et réalités 
Je vous invite amis lecteurs à suivre ce fil d'un nouveau voyage  au hasard des rencontres  et de leurs métamorphoses
Notes relevées au hasard de ma promenade et du petit fascicule de l'exposition
AA
FIN

dimanche 15 juillet 2018

LA VIE ENGENDRE LA VIE...

Comme un flottement , 
 comme  la trace du pinceau n'est jamais la même , le  manque d'encre provoque un blanc ..et c'est dans ce "blanc- volant" dit François Cheng  que le souffle reprend
Autre rythme , autre vie , un flottement s'installe  , afin de reprendre son souffle  d'une autre façon et faire renaître les  sensations
Difficile exercice au bord du coeur au bord du vide 
La rose jaune fidèle s'ouvre sur le ciel 
et roule le tonnerre au loin , la pluie passera  ou sera 
Suivre le temps 
laisser faire 
Demain est un autre jour 




mercredi 4 juillet 2018

LA VIE...UN TOURNOIEMENT SANS FIN

Juillet devait débuter en fanfare 
Juillet les Anniversaires 
Juillet les cigales et le Bel été
MAIS...

Je vois , un tournoiement sans fin 
C'est le tissage de la vie
c'est le tissage de la vie
Tout se croise et s'entrecroise
Tout pulse et tout palpite
Chaque mot ne tient plus, qu'à un fil 

Je vois , l'oeil de houille profonde 
Encore et encore l'oeil de houille 
Avec son frémissement d'élytres
L'oeil de houille, aile papillon
Entre les paumes du ciel
Zeno Bianu  extrait (Répertoire des apparitions )

Les mots du poètes sont le reflet de sa pensée  et celui qui les  lit alors  se blottit  dans sa propre pensée , quand la vie vous chahute et que le ciel vous tend la main
Hommage à nos amis en allés
  C'était un soir ...Un  Soir d'été à l'Eolade

vendredi 29 juin 2018

RECAPITULATIF JUIN 2018

JUIN  ou l'aventure à tous les niveaux 
HEUREUX QUI COMME ULYSSE 
et embarquement pour le Moyen-Age du Fort de Bouc  et Martigues son miroir aux oiseaux  , pour retrouver 
LA SOLITAIRE SOLITUDE 
à Aix et Nicolas de Staël , le Prince aux éblouissements solaires  , en contraste à 
L'EFFERVESCENCE 
de Bandol entre le Grand Prix des F1  et la fête de la Musique , mais l'aventure la plus forte est L'ARRIVEE DE MONSIEUR O'MALLEY  
Juillet s'annonce en départ paniers et valises 
 

vendredi 22 juin 2018

EFFERVESCENCE

Bandol se prépare  et affute ses animations  Déjà  les grands yachts  et les grosses cylindrées des mers brillent au soleil  , Rêves
et curiosité  , comme toujours pour les promeneurs
 Capitaines impeccables en culottes courtes bleu - marine et petits coussins au garde à vous 
un  air différent  flotte  sur le port 


j'aime bien les petits rayés
Les cyprès de la corniche en ont vu d'autres  depuis tant d'été  et même le retour du Grand Prix de France des F1  après 28 ans d'absence  sur le circuit Paul Ricard du Castellet construit en 1970   l'année suivante c'était Jackie Stewart qui remporte le Grand Prix ...etc 
 
Mais loin du brouhaha ,  pour la Fête de la musique, tranquillou  le kiosque à musique accueille lui aussi en toute simplicité les harmonies de l'orchestre municipal  qui fleure le doux temps des soirées sous les palmiers , mon arbre est toujours là( ici vu à l'envers)
Petit à petit il disparait  avec les rajouts de terre de gravier et  de fleurs
Petit à petit nous disparaitrons aussi  
et la musique reste  


samedi 16 juin 2018

SOLAIRE SOLITUDE

Les éblouissements de Nicolas de Staël  en Provence 
Les années 1953- 1954 
Il lui faut cette atroce solitude 
Pour se retrouver  essayer de capter ce qu'il ressent , car sa vie chaotique le laisse parfois perplexe , son ami René Char comprend cette tragédie avec" ses mots comme des cailloux"Il découvre alors la lumière et le Vaucluse  les pierres brûlantes de l'été 
cette lumière vorace  de chaque instant ,qui le détruira en 1955 à jamais  Il pense alors qu'au delà de la lumière il peut revenir à la grande leçon de la forme
Char lui offre alors ces mots devenus célèbre du "Cassé bleu"
Sous la lumière au bout d'un moment la mer est rouge , le ciel jaune , les sables violets  et couche après couche il cherche le maillage de la matière et il la sculpte 
C'est unique 
Il pousse le regard jusqu'à la douleur  mais la douleur est là en lui , infiniment , jusqu'au bout  
Il suspend ce non- finit  en se donnant la mort à Antibes en Mars 1955
René Char écrit 
"LES DIEUX NE DECLINENT, NI NE MEURENT  
COMME  L'OCEAN , SE RETIRENT
 
Paysage de Provence 1953  (33X46) cette lumière impalpable , forme tragiquement épurée dissous son éblouissement en couleurs pures
il maçonne à outrance  (détails de la table rose)
Et se quitter après avoir flâné entre plus de 100 peintures et dessins , le plaisir de photographier les toiles  en toute attention , dans un parcours agréable, aéré aux commentaires sérieux et intéressants  ( la formation des jeunes conférenciers et conférencières  est devenue performante)
les planches  de cet article sont aussi tirées sur papier, choix personnel des oeuvres 
 
 

dimanche 3 juin 2018

HEUREUX QUI COMME ULYSSE...

Petit retard ... pour cause de confitures de  fraises impatientes 
et Heureux qui comme Ulysse à fait un beau voyage  ...
D'un embarquement   à Martigues tout au long du chenal de Coronte   vers le Fort de Bouc qui depuis le Moyen -Age garde ce passage entre le golfe de Fos et l'étang de Berre d'une position stratégique pour le commerce maritime Impressionnant ouvrage défensif et phare 
Témoin remarquable de l'art militaire depuis le XII ème siècle
Sur un îlot rocheux  "de Bouc"  la tour carrée et son " feu"   par sa position stratégique servait de repère aux navigateurs et protégeait des barbaresques
De Charles Quint à Louis XIV jusqu'en 1936   de bastions en prisons la tour et ses fortifications perpétuent la mission des phares  ,classée monument historique depuis 1930 et restaurée , ouverte au public en 2017
accessible uniquement par la mer Martigues est au fond du chenal et Port de Bouc en face 

Une demi - heure de navigation  paisible  , croisant des pécheurs ,des ruines  , silos dévastés vestiges d'une activité dépassée

Murailles de calcaire rose les traces des aménagements se distinguent selon les époques
Ciel menaçant  qui accentue le côté sauvage et romantique , invitation à entrer dans l'histoire 
Chemin de ronde  échauguette
La tour carré d'origine et son feu électrifié
La tour d'origine sur la place d'armes

Entre les gouttes et le vent follet  le retour vers la civilisation  en longeant les usines pétrochimiques du Port de Lavera  ,deux univers se côtoient  dans le temps 
Le temps de vivre ...
A suivre