samedi 16 juin 2018

SOLAIRE SOLITUDE

Les éblouissements de Nicolas de Staël  en Provence 
Les années 1953- 1954 
Il lui faut cette atroce solitude 
Pour se retrouver  essayer de capter ce qu'il ressent , car sa vie chaotique le laisse parfois perplexe , son ami René Char comprend cette tragédie avec" ses mots comme des cailloux"Il découvre alors la lumière et le Vaucluse  les pierres brûlantes de l'été 
cette lumière vorace  de chaque instant ,qui le détruira en 1955 à jamais  Il pense alors qu'au delà de la lumière il peut revenir à la grande leçon de la forme
Char lui offre alors ces mots devenus célèbre du "Cassé bleu"
Sous la lumière au bout d'un moment la mer est rouge , le ciel jaune , les sables violets  et couche après couche il cherche le maillage de la matière et il la sculpte 
C'est unique 
Il pousse le regard jusqu'à la douleur  mais la douleur est là en lui , infiniment , jusqu'au bout  
Il suspend ce non- finit  en se donnant la mort à Antibes en Mars 1955
René Char écrit 
"LES DIEUX NE DECLINENT, NI NE MEURENT  
COMME  L'OCEAN , SE RETIRENT
 
Paysage de Provence 1953  (33X46) cette lumière impalpable , forme tragiquement épurée dissous son éblouissement en couleurs pures
il maçonne à outrance  (détails de la table rose)
Et se quitter après avoir flâné entre plus de 100 peintures et dessins , le plaisir de photographier les toiles  en toute attention , dans un parcours agréable, aéré aux commentaires sérieux et intéressants  ( la formation des jeunes conférenciers et conférencières  est devenue performante)
les planches  de cet article sont aussi tirées sur papier, choix personnel des oeuvres