samedi 17 septembre 2011

L'EPAISSEUR DU TEMPS


.....Comme dans nos rêves elle mêle tous les temps d'une vie ,
chacun faisant écho à un autre
Elle évoque le travail du peintre qui couche après couche ,repentir après repentir , bien qu'opérant sur une surface plane et délimitée ,
parvient , oubliant les esquisse préparatoires , à donner à sa toile mieux q'une profondeur :
L'EPAISSEUR DU TEMPS .
Le temps cesse d'être mesurable , il a congédié les lignes, il ressemble à un tissu qui n'aurait ni envers ni endroit
ni commencement ni fin
(Extrait "En marge de la nuit "J.B Pontalis )


lundi 12 septembre 2011

FRAICHEUR DU MONASTERE


Sous les voûtes silencieuses du cloître loin de toute agitation une grande paix nous submerge....
.quand des parasols blancs dépassent d'un vieux mur en travaux juste au dessus d'une piscine !!?????
Travaux de fouilles dévoilant un prieuré plus ancien du XI ème siècle dépendant de l'abbaye St Victor , monastère Bénédictin , puis moniales bénédictines jusqu'au XVIIème fermé par le cardinal Mazarin pour troubles!! et débordements
(cela est une autre histoire)
Là n'est pas mon propos d'un parcours historique
mais un rapide saut entre le XI ème et le XXI ème siècle
Car ces murs et les jardins le parc abritent un hôtel et restaurant prestigieux qui respecte les lieux
Havre de paix pour "moines " fortunés la tête dans les ....étoiles
Abbaye de la Celle (classé monument historique 1886 )qui reste et se visite avec autant de bonheur

jeudi 8 septembre 2011

LE TEMPS RETROUVE ....derniers carnets 1920 1926 suite et fin



Dernières pages de croquis de Pierre Fagart
La vie reprend en apparence , paysages bucoliques ,essais d'affiches mais le coeur n'y est plus
Il publie "Debout les vivants "avec encore un peu d'humour
L'infatigable piéton ,croqueur d'instants fugitifs se fait renverser par un bus
et quelques mois après s'en va dessiner les étoiles
Ainsi va la vie
Je n'ai pas connu mon Grand- Père

mardi 6 septembre 2011

Carnet Pierre Fagart ( suite ) 2



Puis d'autres pages de dessins se succèdent
1914 -1915 -1916
et les images se précisent
une grande détresse d'étonnement se joue là avec parfois de l'humour pour ne pas sombrer ,
mais l'histoire est en marche
devant l'horreur , le froid l'humiliation d'être renvoyé à l'arrière car à 40 ans c'est trop vieux pour un soldat
pas pour les jeunes qui ne reviendront pas se demandant encore ce qu'était la guerre

Pages jaunies aux traits un peu effacés , fortes d'un vécu

jeudi 1 septembre 2011

croquis d'insouciance


Il avait toujours avec lui son carnet
esquissait les passants
dans les transports il était passionné de départs et restait longtemps sur un banc où un quai de gare dans un bus contemplant les allées et venues ....
ceux qui partaient , ceux qui attendaient
Où allaient -ils ? visages fermés , recueillis , impassibles
qui étaient -ils ces inconnus croisés un instant? La vie devenait un roman
1894 1896 1900
Tant d'évènements se préparaient
Pages des Carnet de Pierre Fagart

vendredi 26 août 2011

L'OEIL N'A JAMAIS FINI DE VOIR.....


"Tout discours est fatigant , on ne peut jamais tout dire .
L'oeil n'a jamais fini de voir , ni l'oreille d'entendre
Ce qui a existé existera , ce qui s'est fait se fera encore "
VANITE DES VANITES
Le livre de l'Ecclésiaste
Et nous sommes toujours là en Espérance et créativité
AA

mardi 23 août 2011

Le chant des cigales


Cri cri cri dans les pins
c'est la chaleur qui est là
Tout un univers se profile par ce bruit familier
Mais Jin Jin ?MiinMiin? Chan Chan ???
Au japon c'est l'évènement de saison apporté par le vent
Comment reconnaître ces évidences ?
Jin Jin c'est le premier hymne à l'amour de l'été
Miin Miin c'est celui de la fin de la chaleur
Mais la citadine de Tokyo la plus grosse C'est Chan Chan
Voilà le grand mystère de la ville et personne ne pense plus à les attraper pour les placer dans des cages
Pourtant sur les marchés de Provence le cri est là aussi venant de rutilantes céramiques colorées
...(très kitch )dont les touristes raffolent
Extraits d'un article de Philippe Pons le Monde du 13 Août 2011

vendredi 19 août 2011

INTERMEDE


Quand le ciel lassé des grondements d'orages et de menaces éclairantes d'apocalypse...
Joue du pinceau et se pare d 'invraisemblables lueurs

mardi 16 août 2011

PARFOIS UNE HEURE

AA huile sur carton
"Nous menons nos vies et nous faisons ce que nous avons à faire ...
Une heure ici ou là
pendant laquelle notre vie contre toute attente ,s'épanouit et nous offre tout ce dont nous avons jamais rêvé ,
même si nous savons tous , à l'exception des enfants
(et peut -être nous aussi )
que ces heures seront inévitablement suivies d'autres , ô combien plus sombres et plus ardues
Pourtant nous chérissons la vie, le matin :nous voudrions plus que tout , en savoir davantage
"
Un passage de ce petit livre de Michael Cunningham "LES HEURES "Quand la vie de trois femmes tourne , tourbillonne et s'embrouille autour de Virginia Woolf
Un plaisir à partager par la curieuse construction de cette histoire