mardi 29 janvier 2019

TURANDOT ou L'HARMONIE DES CONTRAIRES

Un conte de fée symbolique ou la  conquête de l'harmonie entre les contraires, dans un lieu imaginaire  
Pékin n'est pas un lieu réel mais devient le royaume des ténèbres de la magie et de l'ambiguïté Loin des clochettes et costumes chamarrés  habituels Le décor ici est un lieu abstrait , une forteresse spirituelle  semblable à un temple ou une tombe   ou se joue la relation et la lutte entre la lumière et les ténèbres 
  la lune et le soleil , la glace et le feu , 
le yin et le yang pour la philosophie chinoise  
L'Univers de Turandot la Belle Princesse est un territoire cruel et sanglant  où la lumière ne peut entrer  Calaf est le porteur de la lumière et de l'espoir 
 Pendant le duo final de Bério , le tombeau sera ouvert  
L'ambiguïté des situations et des ombres  , les têtes pétrifiées des prétendants morts Tout crée  l'atmosphère sombre du conte
Le peuple figuré par le choeur  masqués de blanc  ou la peur et la tristesse   se lisent  à chaque entrée  Les trois bouffons cyniques Ping Pang Pong virevoltent  en clowns dérisoires
Calaf  Liu et Timur sont les étrangers  ils appartiennent à une humanité qui semble interdite dans le conte de fée  Il  se bat pour vaincre les ténèbres ,pour faire apparaître la lumière  et transformer le pouvoir en Amour
Pour le final inachevé par Puccini Luciano Bério avec audace augmente l'ambiguïté de l'histoire Le corps sans vie  de la douce Liu jusqu'à la fin reste présent par sa force symbolique 
Le soleil de l'amour peut transformer l'obscurité
   Tout changement nécessite le sacrifice d'une partie de nous - mêmes
 Fréderico Grazziani
(Notes prises sur le texte du Metteur en scène ) 
Il serait intéressant de revoir le spectacle comme le fait souvent une amie  ..mais ce dernier acte est assez déroutant personnellement

vendredi 18 janvier 2019

ANGLES DROITS ET COURBES

Par cette définition qui illustre la beauté des formes 
 La galerie du Canon à Toulon  nous invite par les mots de Gilles Altiéri a pénétrer dans un Univers graphique et contrasté  avec EMMANUEL 
Organique et sensuel avec VINCENT BARRE 
 L'espace pur de la Galerie harmonise parfaitement les oeuvres  et laisser l'oeil aller de l'un à l'autre fait surgir des associations personnelles étranges 
Si Vincent Barré évoque 
"La sculpture à travers ses colonnes sur socles comme autant de parties d'un tout qui peuplaient l'atelier de Brancusi , des assemblages semblables à ceux de Rodin qui dévoilait des accidents On retrouve le rapport au vivant , même dans l'inanimé 
La forme n'est jamais finie , ses dessins parlent encore  de sculpture  C'est un penseur de la forme  du vide au  plein les contours de ses dessins sont des images - objets "
(Notes reprises sur le petit fascicule de l'exposition )



Il en est autrement pour EMMANUEL
"Qui a, dès ses début , clairement et irréversiblement choisi le clan de l'art construit Il utilise des matériaux simples comme du papier Canson, ou des plaques de verre et de bois
Des séries de découpages, d'incisions et superposition à l'image du Kirigami, des vides et des pleins , ce qui donne un rythme et une respiration "
D'ailleurs je suis  restée , un moment  pour le plaisir, telle une méditation devant ces jeux fascinants de perspective dans  les salles ,les échappées, la lumière , même l'extérieur jouant aussi son rôle, et   le goût très sûr de l'accrochage 
D'ailleurs en 2005 l'Hôtel des Arts  avait programmé une très belle exposition , dont mes cahiers le signalent et la rencontre insolite d'un personnage qui circulait tel un tableau vivant 

2005
 Ce jour Galerie du Canon
 
Quand L'arbre dans la cour joue aussi à l'oeuvre d'art ...dangereusement
 
 
Rue des Arts  Galerie du Canon
 


mercredi 9 janvier 2019

RUE DES ARTS

Par un coup de vent intempestif peu propice à une visite dans la rue des Arts à Toulon ...
aux courants d'air périlleux car des travaux en cours et des objets volants très identifiés !!me faisaient presque renoncer
Pourtant une agréable découverte, plus précise d'une Grande Dame  
Petite fille de... Fille de...  Femme de...
Anne Gruner Schlumberger 
1905-1993
et des trésors des bibliothèques cachées où sont conservés les livres illustrés par les artistes majeurs du XXème siècle à
LA FONDATION DES TREILLES  
à Tourtour dans le Var 

Bien qu'elle se soit toujours retranchée derrière son oeuvre , elle était une visionnaire dans le domaine des arts , de l'architecture, du paysage , de l'éducation de la science et surtout de l'aide à la création sous toutes ses formes 
Elle est à l'origine d'un lieu de créativité et d'échange  dès 1970  et reconnu d'utilité publique en 1986
La Nouvelle Galerie des Musées de Toulon  , nous offre un aperçu de ces collections  avec en prime un admirable petit film qui vous transporte dans un monde merveilleux 
de beauté simple  d'intelligence et d'élégance naturelles 


Ou encore   ¨Max Ernst

D'autres pages encore, ceci n'étant qu'une idée et donne envie d'y revenir  ,  revoir le film dans un décor charmant de coin intime d'une bibliothèque en trompe l'oeil  du plus bel effet
(Notes explicatives prises sur différents papiers )

Dehors retour sous les bourrasques 


lundi 31 décembre 2018

RECAPITULATIF POEMES ET REPORTAGES DECEMBRE 2018

LE DOUTE 
Est parfois aussi flou et mystérieux que le laisse entendre Jane Austen, mais les
EPHEMERIDES 
selon François Cheng cela  signifie que toute vie est à vivre et à réinventer 
Alors pourquoi ne pas 
TRAVERSER LA LUMIERE 
et faire chanter la toile du peintre - poète que le pinceau illumine , alors 
LE POETE ECRIT 
les mots qu'il ne peut peindre et qui embrume la vie 
 Vie si difficile pourtant que celle
L'ORPHELINE DU TEMPLE
Fille de France au grand courage Grande Dame de la douleur , c'est aussi dresser un abri et savoir porter le masque dit Philippe Jaccottet dans
IMAGE 
Et se berçant du savoir du
FAISEUR D'ORGUES  
qui restitue  tous les sons de la nature
Ce DECEMBRE est fini 
  tout en nuances , en hésitations passant du gai au triste  et dire sans rien ne dire 
Craindre peut -être ce nouveau chiffre 2019, faire le tour des années passées 
Celui qui aura 100 ans ... 1919
Celui qui aura 20 ans... 1999
Et celui qui vient de naître
Nouveau Né à inventer sa vie 

Blog Au gré des jours et Blog La vie qui va
 https://arletteart.blogspot.com/
https://www.blogger.com/blogger.g?blogID=2824970691220214290#allposts/src=sidebar

jeudi 20 décembre 2018

HISTOIRE D'UN ...FAISEUR OU FACTEUR D'ORGUES

Il était une fois...
En promenade vers Carpentras  dans le Vaucluse  et  Saint Didier où nous attend
 Pascal Quoirin  facteur d'orgues
  dans son atelier 
lieu  de toutes les naissances de tous les bruits de la nature que l'organiste mettra en harmonie 
Il y a
Le choix des bois, la longueur des tuyaux  la grandeur du  buffet, les goûts du commanditaire
 le site  d'installation et surtout l'oreille absolue du Maître  
Avec une gentillesse patiente,il nous explique la découverte et la progression d'une oeuvre d'art 
L'atelier propose  son plan selon les désirs du demandeur , 
mais parfois les idées ne convergent pas  
Cela va du petit orgue de salon d'un esthète  à l'église ou la cathédrale  
Les tubes sont alors  testés par rapport à la pression et à l'emplacement 
 sur un mannequin ( orgue réduit) 
"Il doit parler"
 ce fameux tuyau et  raboté comme le bois Il est jeté sur le marbre en une coulée de métal ( 62% étain et de  plomb)
images de mon carnet de notes
Monique Dautemer  attentive



Pascal Quoirin est passionné et intarissable  répondant à toutes les questions Cette visite privilégiée a était possible par l'intermédiaire de Monique Dautemer Musicologue et professeur de musique à Toulon
Après la visite de l'atelier  , la présentation et une Ecoute sur place dans la chapelle du Sacré -Coeur de Carpentras d'un orgue, le sien qui , tel un défi du jeune Quoirin à 20 ans  (1974)   en Bourgogne( élève d'un célèbre facteur d'orgues) installe à Carpentras cet orgue dans la cathédrale St Siffren  C'est le début d'une belle  carrière 
On remarque un extraordinaire déploiement de tuyaux de toutes formes et de toutes longueurs des "chamades"( influence Espagnole XVIII)
 qui se retrouve à St Maximin , Toulouse, St Sulpice à Paris
Pascal Quoirin devant son orgue  les claviers les pédales le fameux" l'arigot" bouches etc 
Tous les sons peuvent être reproduit 
La sonorité est remarquable 
Il faut 2 à 3 ans pour achever un orgue et plusieurs mois pour le faire parler








Notes reprises sur mes cahiers d'archives lors de la visite en Mars 2007 .. à Carpentras .en regard d'un évènement à Toulon car une église du Mourillon   vient de recevoir un orgue Quoirin  C'est l'occasion de revivre ce reportage  




























 

lundi 17 décembre 2018

TOULON ET L'ORPHELINE DU TEMPLE

Marie-Thérèse  la seule survivante du Drame du temple , se retrouve seule à 14 ans isolée du monde ne sachant rien de l'exécution de ses parents
 Ce n'est qu'à la fin de la terreur et la mort de Robespierre en 1794, qu'elle fut mise au courant 
 C'est Le Varois Paul BARRAS  ,le révolutionnaire  qui améliora sa vie en lui permettant d'avoir une Dame de compagnie en 1795 

(Portrait de Paul Barras qui lui rendra visite au Temple)


Indésirable en France , elle part vivre à Vienne chez ses Grands -parents ,  dans la famille de Marie-Antoinette , pour revenir en France en 1813 avec le retour de la royauté , son oncle  Louis XVIII ,
Elle retrouve sa place  mais "Reine triste "remplissant ses fonctions  par un tour des provinces 
En 1823 , elle arrive à Toulon  ville fidèle au Roi  pavoisée pour l'accueillir  , seule ville à reconnaître sa légitimité  
Les toulonnais refusaient la révolution cela devait aboutir sur le siège de Toulon par les Anglais auquel avait mis fin Napoléon Bonaparte 
Madame Royale arrive par le Beausset , et les gorges d'Ollioules 
"Les entrailles d'une montagne" disait Victor Hugo 
 Préfet , Personnalités  et ovations avec arc de triomphe dressé devant la Porte de France (porte d'Italie )
Accueil chaleureux  et 21 coups de canon  et les navires hissent le Grand Pavois  , les cloches sonnent
 Pierre Letuaire dessinateur et journaliste  Toulonnais y assiste et raconte que 
"Marie-Thérèse avait les yeux rougis comme si elle avait pleuré  "
D'ailleurs depuis 28 ans elle pleure tous les jours 
Le cortège suit la rue Royale ( rue Jean - Jaurès ), le cours Lafayette et l'hôtel de ville ( rue d'Alger)pour rejoindre la place d'Armes et la Préfecture Maritime Elle passe en revue les troupes de maritime sous la conduite du Baron Félix Baillardel  de Laureinty ; s'attardant à la Corderie dont son aïeul Louis XIV tirait grande fierté  
Il tenait beaucoup au PORT  ROYAL DE TOULON
Acclamée   Marie-Thérèse était le symbole du courage et la pérennité de la France 
Une Frégate est baptisée Marie-Thérèse et pendant l'inauguration et l'écoute d'une cantate composée pour elle par Théveneau un musicien local  , le vent se lève et bouleverse l'organisation ...la frégate sous le mistral de plus en plus violent 
s'incline dangereusement et chavire  sous les yeux de sa marraine 
Le Commandant Comte Missiessy navré honteux ne sait comment s'excuser 
Marie-Thérèse lui répond tristement 
"Je porte malheur à tout ce qui porte mon nom "
elle repart vers Paris 
Le port de Toulon  au XVIII ème siècle 
Elle épouse son cousin Le duc D' Angoulême arrière petit- fils de Louis XV 
et  fils  du futur Charles X
 
Sa vieillesse fut simple sans être aussi dramatique que sa jeunesse Elle s'installe en Autriche au Château de Frohsdof près de Vienne Elle meurt en 1851 à 73 ans  Inhumée dans un  monastère en Slovénie  où repose son oncle Charles X et son mari 
Sa mort eut un retentissement  important en France , y compris dans les milieux non royalistes 
Elle demeure l'Orpheline du Temple

Notes  et photos reprises en extraits   et résumées sur un très bel article de André Peyregne  
 
Le peintre Letuaire témoin de cette visite à Toulon